Et Oui L'endurance faut se lever tôt ...
[On commence par 20 ou 30 Kms avec vitesse limitée pour apprendre qu'arriver vite n'est pas forcément arriver bien.
Celui qui gagne n'est donc pas nécessairement celui qui est arrivé le plus vite mais celui qui est allé le plus vite en fatiguant le moins son cheval.
Ainsi commence-t-on à comprendre les tenants fondamentaux de l'endurance : respect du cheval et rapidité dans la compétition.
On se classe et l'on progresse.
On se qualifie chemin faisant.
La première 90km c'est une bouffée d'émotion. « J'ai fait ma première nationale ». On a l'impression que c'est très long et puis quand on regarde les épreuves à vitesse limitée qui paraissaient interminables, on les trouve souvent bien courtes maintenant et peut-être très faciles. On a simplement progressé.
Le critère numéro un de l'endurance : respect de la santé du cheval dans la compétition.
Celui qui demande trop à son cheval sur la piste (on dit qu'il « gère » mal) mettra plus de temps à « rentrer » dans l'ère de contrôle vétérinaire que celui qui a su « gérer » correctement l'effort. Ainsi, le plus rapide sur la piste n'est pas nécessairement le plus rapide à « rentrer » dans l'aire de contrôle et à arrêter ainsi le chronomètre. Si de grands changements se font sur la piste, des bouleversements importants s'observent aussi entre le passage de la ligne d'arrivée et l'entrée dans l'aire de contrôle.
Le contrôle vétérinaire est un examen approfondi de l'état de santé du cheval.
Mais le cavalier n'est pas seul avec son cheval.
L'une des particularités de l'endurance tient dans la présence essentielle de son assistance. Sans elle, le cavalier ne pourrait pas valablement participer à la compétition tant sa présence et son action sont importantes pour l'issue des épreuves.
Aux arrivées intermédiaires des compétitions à vitesse non limitée, l'assistance s'occupera de tout ou presque dans le but de faire rentrer le cheval le plus rapidement possible dans l'aire de contrôle vétérinaire et arrêter le temps de course.
Qu'ils soient amis ou partie de la famille du cavalier, vous les verrez actifs et silencieux, précis le plus souvent. Ils sont partout, à la fois omniprésents et efficaces. Ils participent pleinement à la compétition et s'efforcent de répondre au mieux aux exigences de la situation et aux demandes de leur cavalier.
Vous y verrez un monde où le mot « compétition » peut toujours aussi rimer avec « entraide » et « joie de vivre ».
Nul autre sport équestre de compétition ne met aussi longtemps ensemble cavalier et cheval.
L'endurance est une histoire de complicité sur la durée entre cavalier et cheval, cheval et cavalier. Observez-les tous deux lors des arrêts des contrôles vétérinaires, ou après l'arrivée, et vous verrez ce lien trahi par un regard, une caresse de la main, un petit mouvement de tête, le geste d'une oreille, un échange furtif de signes qui ne trompent pas... il est certain que l'effort commun les rapproche.
C'est évident.
C'est beau.
C'est toute une aventure.
C'est tout un entraînement pour y arriver. Car ce n'est pas en un jour que chevaux et cavaliers deviennent capables de telles performances. Il faudra aux uns comme aux autres des années d'entraînement pour y arriver vraiment et sans inutile danger.]
Bien plus qu'une passion...Toute une vie
Putin a croire qu'on les aiment les courbature le lendemin des course mdr